TERRE à CIEL Poésie d'aujourd'hui

Les bonnes feuilles de Terre à Ciel -
Quatre poètes (dans le vent) au potager

 

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Comme chaque année, depuis la création du festival POètes au Potager, les poètes invités voient un de leurs textes publiés chez Contre-Allées. Et si l'on y regarde d'un peu plus près, on constatera qu'il existe bien une griffe Contre-allées. C'est bien là le talent d'Amandine Marembert et Romain Fustier que de savoir réunir des voix qui s'accordent, même si ces poètes ne sont pas nécessairement de même génération ni ne revendiquent une quelconque appartenance à un courant, un mouvement. Une famille Contre-allées?
Pour cette édition 2012 donc, quatre poètes. Ludovic Degroote, Albane Gellé, Christiane Veschambre et Etienne Paulin.

 

"Les marronniers" de Ludovic Degroote réunissent huit poèmes courts de quatre vers chacun. Epurés, aériens, ils évoquent des marronniers qui marquent le temps qui passe, la perte. Le poète lie le corps à l'arbre :

"peut-être même vivent-ils / tant qu'ils tombent / comme nous tombons / tant que nous vivons"

 

"Voilà" d'Albane Gellé où l'on retrouve la voix si particulière de la poète. Une légèreté teintée de mélancolie. Présence de l'amoureux, des enfants dans ces poèmes débarrassés parfois d'articles pour dire l'émotion vite :

"oh ma petite étoile filante / je m'emmêle / guettant printemps et l'arrivée / des papillons citrons"

 

"Copeaux d'un cirque" d'Etienne Paulin
Une voix nouvelle et déjà affirmée que celle d'Etienne Paulin. Onze poèmes avec titres tels que "Reste", "Rien presque", "Engouffrement", "Périr", "L'irréparable". Il faut se laisser porter par cette poésie à la fois lyrique et retenue. Ce petit recueil interroge, entre autres choses, l'écriture :

"ne regarde pas derrière le poème / c'est impossible / et dangereux // ce qu'on ne saura jamais on l'écrit, voilà".

 

"Chaque pas du temps" de Christiane Veschambre
Poète qu'on ne présente plus, Christiane Veschambre dans ce recueil tout court mais dense, suspend le temps, observe terre, ciel, saisons. Et comme un fil rouge, la présence de la mort, dessous, dessus, dedans :

"on marche sur les morts / on les aime avec nos pieds / ils en sont la plante"

 

Contre-allées 16, rue Mizault 03100 Montluçon

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Sophie G. Lucas

 
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